Définition
C’est une inflammation aigue de la glande
prostatique et qui est le plus souvent d’origine bactérienne qui touche l’homme
à tout age.
Signes cliniques
fièvre 39-40°C + frissons
une pollakiurie
des brûlures mictionnelles
dysurie qui peut aller jusqu’à la rétention
aigue d’urine
douleurs pelviennes
le toucher rectal montre une prostate
augmentée de volume et très douloureuse permettant d’affirmer le diagnostic
on doit également rechercher une autre
localisation infectieuse comme une orchi-épididymite.
Examens complémentaires
ECBU : qui permet de mettre en évidence le
germe en cause qui est un BGN dans la plupart des cas.
Hémoculture : qui permet de dépister une
bactériémie ou septicémie.
Spermoculture : pratiquée lorsque les
explorations précédentes n’ont pas permis de découvrir le germe responsable de
l’infection et lorsque le traitement antibiotique n’est pas efficace.
Echoprostatique : elle permet de confirmer le
diagnostic où révèle l’existence d’un abcès prostatique.
UIV : permet de rechercher une anomalie
vésicale, une sténose de l’urètre et un résidu post mictionnel.
Autres examens : NFS
hyperleucocytose, VS accélérer, CRP.
Etiologies
On doit toujours rechercher des anomalies
vésico-urétrales comme les résidus post-mictionnels, les calculs et la présence
d’une sténose de l’urètre.
Les germes en cause peuvent être echirichia
colli, gonocoque et chlamydia.
Complications
A) Complications
précoces :
septicémie à BGN
rétention aigue des urines
l’abcès prostatique
épididymite aigue.
B) Complications
tardives :
la récidive : elle est surtout rencontrée
lorsque la cause urologique n’est pas traitée ou lorsqu’on traite avec une
antibiothérapie inefficace.
Prostatite chronique : c’est une infection
chronique du parenchyme prostatique qui est due à la présence de micro abcès et
à une inflammation importante de la prostate. Cliniquement elle se manifeste
par des douleurs périnéales, brûlures mictionnelles, un écoulement urétral,
douleurs lors de l’éjaculation, diminution de la puissance sexuelle, troubles
psychiques qui sont surtout déclanchés.
Traitement :
A. Antibiothérapie :
pour prostatite aigue : on donne une
céphalosporine du 3e génération, ou une fluoroquinolone + un aminoside pendant
4 à 6 semaines.
Pour la prostatite chronique : on peut donner
soit des macrolides soit les cyclines soit cotrimoxazole ou fluoroquinolone pendant une durée de 12
semaines au minimum.
B. Traitement associé :
On propose le repos au lit avec des
antipyrétiques en cas de fièvres qui ne sont pas supportées.
C. Traitement urologique :
En cas de rétention aigue des urines, le
sondage urétral est contre indiqué et il est remplacé par le cathétérisme sus
pubien. En cas d’abcès prostatique, une ponction écho guidée ou un drainage
chirurgical seront pratiqués pour évacuer l’abcès.
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